J’ai trop longtemps oublié d’être une femme.

Coucou, aujourd’hui, j’allais vous écrire sur un sujet complètement différent. Mais, à la dernière minute, je me suis dis qu’il était temps. Il était temps de parler des raisons qui me pousse à vouloir changer de mode de vie. Il est juste temps de me livrer sur ce que je ressens, ce que j’ai ressentis et d’être vrai.

Épouse et mère parfaite ?

Si vous avez l’habitude de me suivre, vous le savez déjà, je suis une épouse et une maman comblée. J’ai un mari formidable, et je dois bientôt accoucher de ma cinquième merveille. Autant dire que je n’ai pas le temps de m’ennuyer.

Pourtant, je me suis longtemps cachée derrière un masque. Celui d’épouse et de mère parfaite. Je voulais jouer ce rôle à la perfection. Sans même me rendre compte que ce n’était simplement pas possible. Je pense que le fait d’avoir eu Léa à 16 ans a joué dans cette décision. J’avais besoin de prouver au gens que même à 16 ans, j’avais autant de capacité qu’une autre mère. Je ne supportais pas le regard des gens, les remarques désobligeantes qu’il m’avait fallu accepter pendant ma grossesse. Je voulais prouver à tout le monde qu’ils avaient tord. Qu’être mère à 16 ans n’était pas irresponsable. Et plus j’ai eu d’enfants, plus cette envie de perfection devenait forte.

Je ne pensais qu’à mes enfants, je vivais que pour eux, mon mari pour qu’il ne manque jamais de rien. Entre le ménage, les devoirs, les rendez-vous de chacun, le linge, la cuisine, il n’y avait jamais de temps pour moi. Sans m’en rendre compte, j’étais devenu esclave de ce quotidien de mère au foyer.

Le maquillage, les soins, masques de beautés et autres, les sorties en amoureux ou entre copines me passaient bien au-dessus de la tête. Quand je me surprenais à vouloir sortir de la maison une heure pour décompresser, je m’en voulais, je culpabilisais. C’était mon rôle d’assumer tout le quotidien et celui de personne d’autres.

Quand j’y repense, c’était clairement stupide, car la mère parfaite n’existe pas, l’épouse parfaite non plus. On ne peut que faire de son mieux. Mais à force de m’oublier et d’oublier qu’avant d’être mère et épouse, j’étais aussi une femme, j’ai sombré. J’ai dû traverser une période de dépression où je doutais de tout, tout le temps. À vouloir trop bien faire, je ne faisais rien de bien. Je faisais passer mon stress à mon mari et à mes enfants. Jusqu’au moment où mon corps et ma tête, on dit stop. Une fatigue intense, des pleurs, chaque fois que je me retrouvais seule, des idées noires, une image de moi-même qui me dégoûtait. C’était trop tard, la dépression avait pris le dessus et je ne le savais pas encore, mais la route allait être longue pour m’en sortir.

epouse maman mais femme avant tout

Puis le déclic, l’envie de m’en sortir!

Après plusieurs années de haut et de bas, de période où tout allait bien en passant par des périodes plus sombres. J’ai décidé qu’il était temps de me relever. Je le devais pour mon mari, mes enfants, mais surtout pour moi.

J’ai donc commencé par réfléchir aux raisons qui m’avaient poussé si bas. Qu’est-ce qui m’avais poussé dans ce cercle infernal. Et c’est en parlant et en me confiant à mon mari, à ma famille et a une amie que j’ai eu le déclic. Pendant toutes ces années, j’avais juste oublié d’être une FEMME ! Je m’étais oublié complètement, moi qui adolescente était plutôt du genre fêtarde, à aimer prendre soin de moi, etc. Je m’étais mis trop de pression pour changer celle que j’étais.

C’est comme ça que j’ai décidé qu’il fallait que je change ça. Je ne parlais pas forcément des soirées entre filles loin de chez moi, recommencé à sortir ou faire la fête. Non, ce n’est plus mon quotidien, et ce n’est pas ce que je souhaite. Mais juste prendre du temps pour moi, arrêter de faire passer mes besoins constamment après les autres. Ne plus oublier que je suis une Femme avant d’être une épouse et une mère.

C’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie de créer mon premier blog, il y a presque deux ans. Je voulais une activité pour moi dans laquelle je m’épanouirai et comme j’habite en pleine campagne sans le permis avec la ville la plus proche à 10 km, le choix était limité. Je passais beaucoup de temps à lire des blogs et j’ai fini par me dire pourquoi pas moi. Au départ, mon premier blog ne parlait pas de famille, car justement, je ne voulais pas que mon échappatoire soit encore tournée vers mes enfants. Non, pas parce que je n’aime pas parler d’eux, mais je ressentais un vrai besoin de coupure dans mon quotidien.

J’ai tenu ce blog pendant un peu plus d’un an, mais je me suis rendu compte que l’envie de parler de mon quotidien de mère de famille, de partager autour des enfants était quand même bien présente. D’où la création de Maman sans tabou, que je ne regrette absolument pas. 🙂

zen, se recentrer sur l'essentiel

La solution : me recentrer sur l’essentiel .

C’est après avoir commencé le premier blog justement et en m’inspirant d’article que je lisais chez des copines blogueuse que je me suis rendu compte que je m’étais éloigné de l’essentiel avec le temps. Il me fallait me recentrer, me reconnecter à une vie qui correspondait plus à mon idéologie. Du moins à celle que j’avais plus jeune.

C’est comme ça, qu’est venu l’envie de me lancer dans le presque zéro déchet, le minimalisme. Je voulais simplement me rappeler de ces valeurs, réapprendre à consommer autrement. Mais quel rapport avec moi et ma dépression ? Étonnamment chaque petit pas fait m’apaise, me rend « fière » de moi, de nous, de ce que l’on a accomplie. En plus, j’ai le soutien à 100 % de mon mari, ce qui me fait du bien, car je me sens aimée et soutenu.

Je souhaite aussi reprendre soin de moi, prendre le temps de me maquiller légèrement chaque jour. Me faire des masques, des soins et me détendre tout en respectant notre nouvelle façon de consommer. Heureusement, internet et les blogs sont des vrais mines d’or pour trouver des DIY beauté.

Prendre aussi un peu de temps chaque jour pour moi uniquement. Après l’accouchement (qui ne devrait plus tarder) je souhaite commencer le yoga. Mon mari me pousse aussi à reprendre la pâtisserie, une passion que j’ai un peu mise de côté. Et le fait de cuisiner maison me donne envie de reprendre de ce côté-là aussi, en osant plus qu’avant.

Profiter aussi des petits moments simple que m’offre ma vie de maman et d’épouse. Ne pas essayer d’être parfaite, juste être moi…

Bref, tout ça pour vous dire : n’oubliez jamais qui vous êtes, nous ne sommes pas que maman ou épouse, nous sommes des personnes à part entière et je sais que l’on est nombreuse à l’oublier parfois. 

Sur ces mots, je vous fais de gros bisous et je vous dis à très vite pour un nouvel article. 🙂

Pour marque-pages : Permaliens.

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