Un accouchement naturel, merci l’acupuncture

Coucou vous allez bien ? Aujourd’hui vous l’aurez compris en lisant le titre de l’article, je vais vous parler de mon accouchement. Mais aussi des jours précédents l’accouchement. Ces jours où après avoir dépassé le terme, je me suis inquiété. Pourquoi ? J’avais simplement peur de ne pas avoir l’accouchement que je souhaitais. Le plus simple étant que je vous explique tout ça. 🙂

 

Mes grossesses précédentes.

Pour comprendre, mes envies pour cette accouchement, je vais faire un rapide retour en arrière sur mes précédents accouchements.

J’ai toujours accouché après le terme pour les premiers. Naturellement pour Léa et Diego à terme+2 pour Léa et terme+4 pour Diego. Deux accouchement rapide, sans aucune complication. Et même si je n’avais pas de péridural, par choix, les douleurs ont été supportable. Et comme le travail a été rapide, ce ne fut que de bon souvenir. Pour Léa début des contraction vers 17h00 je suis parti pour la maternité vers 23h arrivée à 23h40 , elle est née à 1h53, et je dois dire qu’à 16 ans je m’attendais à ce que ce soit beaucoup plus long. En plus malgré ses 3.740 kg je n’ai pas eu d’épisio ni de déchirure. Autant dire que je n’ai pas eu à me plaindre. Pour Diego début des contractions vers 12h00 je suis partis à la maternité vers 15h00 arrivée vers 16h00, avec des contractions pas du tout douloureuse. la sage femme a eu du mal à me croire quand en salle d’examens je lui est dit de passer à la vitesse supérieur car elle aurait pas le temps de tout préparer car Diego arrivait. Et pourtant à 16h34 Diego était là, un petit homme de 4 kg et 52 cm. Et là aussi, il n’y a eu aucune complication.

Pour Keyla et Lylou, ce fut un peu différent. keyla à été déclenché à terme +6 et Lylou à été déclenché le jour du terme, par sécurité. Et là, le travail a été beaucoup plus long et douloureux. Je ne voulais toujours pas de péridural, un choix que je ne regrette absolument pas, mais c’est vrai que l’on ne gère vraiment pas la douleur des contractions de la même manière pour un accouchement naturel où on est à la maison et pour un déclenchement allongé sur un lit d’hôpital. J’ai était déclenché à 7h00 du matin pour les deux. Keyla est arrivé à 18 h 40, et encore par ce qu’ils se sont décidé à remettre du gel vers 16h, car la première fois les contractions, bien que très douloureuse, n’agissait pas assez sur l’ouverture du col. Lylou, elle, est née à 16h23, avec le cordon autour du cou, heureusement elle s’est quand même assez vite mise à pleurer afin de nous rassurer.

Ayant accouché deux fois avec et deux fois sans déclenchement, j’ai pu me rendre compte que le déclenchement est plus douloureux pour nous, mais aussi pour le bébé. On a beau faire, ça met notre bébé en souffrance, car on force un travail pour lequel il n’est pas prêt, et c’est pour cette raison que je voulais absolument éviter un nouveau déclenchement. C’est d’ailleurs un des seul point que j’ai précisé à ma sage-femme lors de la visite pour mettre en place le projet de naissance. Je voulais juste que ce soit le plus naturel possible, à partir du moment où la vie de ma fille n’était pas en danger.

Terme dépassé, le stress monte.

Jour du Terme, visite de contrôle.

Revenons à Aellya, le 09 octobre, jour du terme, j’ai dû appeler la maternité afin de faire une visite de contrôle. On a donc mis les filles à l’école et ensuite, nous sommes montée à la maternité qui se trouve à 54 km de chez moi. Et autant dire, qu’on allait faire cette route assez régulièrement.

Nous voilà donc à la maternité pour faire un monitoring, vérifier l’ouverture du col et surtout vérifier la quantité de liquide amniotique. Tout s’est bien passé, de légère contraction, mais rien annonçant un début de travail. Mon col était ouvert à un doigt, mais encore long, et la quantité de liquide était normal. Donc on me laisse rentrer à la maison, en me demandant de revenir dans 48 h pour une nouvelle visite.

Terme +2, nouvelle visite.

Voilà, nous sommes jeudi, je me sens encore relativement en forme. Mise à part des douleurs ligamentaires qui empirent un peu et qui font que j’ai souvent du mal à marcher, je n’ai pas à me plaindre. Je remonte donc à la maternité comme prévue avec la sage-femme. On commence par un monitoring, et tout va bien, le rythme de miss Chouquette est bon, elle ne souffre pas donc tout va bien. La sage-femme vérifie l’ouverture du col et aucun changement, on avait envisagé un décollement de la membrane afin d’essayer d’accélérer le travail, mais mon col étant encore long, ce ne fut pas possible. Ensuite, c’est mon gynécologue habituel qui est venu me passer l’écho afin de vérifier la quantité de liquide. J’ai une moyenne de 6 cm de liquide, rien d’inquiétant, mais il me demande quand même de monter maintenant toutes les 24 h afin de vérifier que la quantité de liquide ne diminue pas.

Là, je commence à vraiment stresser, je vois s’approcher le risque de déclenchement et ça m’angoisse. La seule chose que je voulais éviter s’était de devoir encore vivre ça. Je ne voulais pas que ma fille arrive dans ce monde en souffrant, je ne voulais pas être épuisée pour l’accouchement d’avoir dû supporter à jeun des contractions pendant plusieurs heures. J’essaye de me rassurer comme je peux, je me mets à parler à miss Chouquette en lui demandant de bien vouloir pointer le bout de son nez. Chéri essaye de me rassurer au maximum, mais rien n’y fait. Cette idée m’a trotté dans la tête toute la journée et une bonne partie de la nuit.

Terme +3 : dernière visite de contrôle.

On est vendredi, je mets donc les filles à l’école comme chaque jour, et je refais encore une fois ces 54 km qui m sépare de la mat. Je commence à me lasser de refaire cette route sans cesse, mais je sais que c’est pour le bien de ma princesse.

On commence par me faire un monitoring de 30 minutes, et comme d’habitude tout va bien. Le rythme d’Aellya est bon, aucun signe de souffrance de sa part. Mais également aucun signe de contraction, même légère, ce fut le calme plat. Ensuite, on vérifie la quantité de liquide, et de ce côté-là, toujours pas de changement, une moyenne de 6 cm donc tout va bien. Mon gynécologue m’annonce que dans ces conditions et si je monte toutes les 24 h pour une visite de contrôle, on peut attendre encore deux ou trois jours avant de devoir déclencher l’accouchement. Ensuite, la sage-femme me demande si je veux qu’elle vérifie le col ou pas. Je lui dis que oui, même si à ce moment-là, j’imagine qu’il n’y a eu aucun changement. Mais à ma grande surprise, le col est ouvert à 2 et il est entre mi-long et court ce qui est plutôt encourageant.

Du coût, la sage-femme me propose de décoller la membrane, en me prévenant que c’est assez douloureux et que c’est un mauvais moment à passer. Mais en faisant ça, bébé devrait appuyer plus sur le col et du coût ça peut accélérer l’ouverture du col et donc le travail. Et au point où j’en suis, j’ai accepté sans aucune hésitation. C’est vrai que c’est un moment assez désagréable et que ce fut légèrement douloureux, mais rien d’insurmontable.

L’accuponcture:

Après que la sage-femme ait décollé la membrane, je me suis rappelé que pour Diego, j’avais fait une séance acupuncture afin de déclencher les contractions, je ne savais pas vraiment si c’était ça qui avait fonctionné, mais toujours est-il que 48h après, j’accouchais sans déclenchement. J’ai donc demandé à la sage-femme qui me suivait ce jour-là, si une de ces collègues qui le pratiquait était présente aujourd’hui. Elle alla donc se renseigner. Et quelques minutes plus tard, je vois la sage-femme que j’avais justement eu pour Diego rentrer dans al salle d’examen, mais elle n’était pas en tenue, elle avait juste enfiler vite fait une blouse de visiteur. Elle m’expliqua donc qu’elle ne travaillait pas ce jour-là, mais qu’elle passait par là pour dire bonjour à ces collègues et que si j’acceptais elle était d’accord pour me faire ma séance. Bien sûr, j’ai accepté et je l’ai remercié de prendre de son temps pour moi.

Me voilà donc avec mes aiguilles dans les mains et les pieds et tout en les mettant en place elle me ré-explique le principe. En fait, l’acuponcture permet d’agir sur trois étapes différentes permettant de mettre le travail en route.

  • ça permet de stimuler l’uterus
  • de faire descendre le bébé
  • et d’assouplir le col

De plus, ça m’a permis de me détendre réellement. Ce n’est pas du tout douloureux ni pour la maman, ni pour bébé. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais j’avais vraiment l’impression de sentir de l’énergie qui passait des aiguilles dans mon corps, c’est assez impressionnant. Mais ce qui m’a le plus impressioné, c’est qu’au bout d’environ 10 minutes, j’ai senti les premières contractions, au départ elles étaient peu fréquente et pas du tous douloureuse, donc la sage-femme me laisse rentrer à la maison. Car oui, on est vendredi, jour où Diego rentre de l’Itep et c’était important pour moi d’être à la maison quitte a devoir y retourner plus tard, mais au moins j’aurai passé un peu de temps avec mon fils, puis pour Diego, je n’avais accouché que 48 h après donc je n’étais pas inquiète. Je quitte donc la maternité en plaisantant avec la sage-femme qui me donnait rendez-vous à 20h00 pour un accouchement, sans se douter une seconde que l’on n’en serait pas loin. :)

Le retour à la maison.

Me voilà donc de retour à la maison, j’ai des contraction environ toutes les 20/ 25 minutes, mais elles ne sont absolument pas douloureuse, donc je me lance dans le ménage de la maison afin d’être tranquille pour le week-end. Je fais les poussières, je passe l’aspi, je lave les sols, etc.. Je vois les heures défilées et les contractions sont plus intenses, mais toujours pas douloureuses, mais j’ai un pressentiment et je sens que c’est pour cette nuit. Donc on appelle belle-maman pour qu’elle vienne chercher les filles à leurs retours de l’école. On récupère Diego, et lui, on l’amène chez ma belle-soeur vers 18 h 00 et comme les contractions ne sont toujours pas douloureuse et sont encore espacé d’environ 15 minutes, on décide de manger chez elle avec notre petit homme, puis on se met à discuter tranquillement. Vers 22 h 40, bien qu’il y ait encore 10 minutes entre chaque contraction, je me décide à partir pour la maternité. La séparation à ce moment-là avec Diego est difficile, il n’arrive pas à comprendre pourquoi il ne peut pas nous accompagner. Il vient de rentrer et n’a pas du tout envie d’être à nouveau séparé de nous. Mais malgré ses pleurs, je le sens, il faut que l’on parte. Heureusement, ma belle-sœur sait comment gérer, et même si ce fut difficile nous étions à peine partie depuis 5 minutes qu’elle me rassurait en m’envoyant un sms me disant qu’après une bonne partie de chatouille avec sa tante et sa cousine, Diego s’est très vite apaisé.

L’arrivée à la maternité:

Nous sommes à 50 km de la maternité, je sais donc que l’on en a encore pour un petit moment avant d’arriver. Sauf que voilà après même pas 10 minutes de voitures, les contractions se sont très vite accélérés. Je contracte toutes les 3 minutes et elles sont plus intense et plus douloureuse, mais ce n’est pas non plus une douleur insurmontable. Mais mine de rien, le stress monte un petit peu, surtout pour papa qui n’a qu’une peur, ne pas avoir le temps d’arriver à la mat’. Il accélère donc et à 23 h 30, nous arrivons enfin.

Ce sont donc les sage-femmes de nuit qui m’accueille et je lui explique donc que j’ai des contractions toutes les 3 minutes et je précise que c’est un cinquième enfant. Elle me dit que dans ce cas, on ne va pas aller en salle d’examen, mais directement en salle d’accouchement. Elle m’installe le monito et vérifie mon col et youpi il est ouvert à 4 et court donc le travail a commencé mais c’est un début de travail, j’ai donc encore un peu de temps devant moi. Elle me demande sije souhaite la péridural, je lui réponds que non et avec un grand sourire elle me répond que c’est bien, car elle n’était pas sûre que l’on aurai eu le temps. Après 10 minutes de monito, j’ai une furieuse envie de faire pipi, du coût on me re débranche et je vais tant bien que mal jusqu’aux toilettes.

Alors, je ne sais pas si c’est le fait d’avoir vidé ma vessie, mais après les contractions sont devenus encore plus douloureuse, on revérifie mon col j‘étais à 6. Preuve que les contractions étaient vraiment efficaces. Vers 1 h 30 du matin, les contractions devenaient vraiment très intenses, je me suis donc mise à chercher comment me mettre pour gérer la douleur au mieux. Environ 15 minutes après on revérifie le col, j’étais ouverte à 8 pendant les contractions. La sage-femme me propose donc de percer la poche afin d’accélérer le travail. Je n’ai pas réfléchi longtemps avant d’accepter, car mine de rien, je souffrais de plus en plus et surtout, je sentais que je me fatiguais et plus j’allais attendre plus j’allais être fatiguée. J’avais peur d’être trop fatigué par la suite pour pousser de manière efficace. Une fois la poche percée tout s’est accéléré, je n’avais pas de répit entre les contractions elles étaient quasi les unes sur les autres. Et pour le coût elle s’étaient très douloureuse, mais je gérer dans le calme, afin de ne pas me stresser. Et chéri me rassurait et me soutenait autant qu’il pouvait. J’ai senti qu’elle commençait à pousser. Heureusement, la sage-femme avait prévu que ça irait vite et dès qu’elle a percé la poche elle avait tout préparé pour l’arrivée de notre petite princesse.

Et heureusement, car en fait en deux poussées, mademoiselle était là, je pouvais enfin la serrer dans mes bras. Elle était si petite, si fragile et tellement belle. Tout le stress et la douleur n’était plus qu’un mauvais souvenir, j’étais juste heureuse de l’avoir contre moi.

Elle est donc née le 13 octobre à 2h23. Elle pesait 3.010kg pour 47 cm. Une toute petite princesse mais qui occupait déjà une place énorme dans nos coeurs de parents. 

J’ai eu la chance de tomber, sur des sage-femmes qui ont vraiment  été géniales, on a beaucoup rigolé ensemble, elles se sont montrer super à l’écoute. Je n’aurai pu souhaiter un meilleur accouchement. En plus, elles étaient heureuses de faire un accouchement si « facile » et si peu médicalisé avec une maman relativement zen. Apparemment, ce n’était pas le cas pour leur accouchement précédent et donc terminer la nuit sur un accouchement facile avait l’aire de les soulager :) Elles m’ont également félicité pour la naissance de ma princesse, mais aussi pour la façon dont j’avais géré la douleur, etc. Elles étaient étonnées de ne pas m’avoir entendu crier une seule fois même pendant que je poussais, ce qui m’a bien fait rire, je dois dire. 🙂

Pour finir :

Voilà, ce que je pouvais vous dire de mon accouchement. Ce fut très rapide, et je ne regrette en rien le fait d’avoir à faire un décollement de la membrane et une séance d’acupuncture. Cela m’a permis d’éviter le déclenchement et de vivre donc un accouchement beaucoup plus sereinement. De plus, je me suis remise assez vite, les contractions après l’accouchement, n’était que très peu douloureuse, contrairement à celle que j’avais eu pour Lylou. La seule petite chose, c’est une douleur dans les reins et le haut de la cuisse qui est assez présente par moment, les sage-femmes pensent que je me suis peut etre déplacé ou coincer un nerf ou un muscle lors de l’accouchement, donc si ça ne passe pas une petite séance Ostéo pour arranger ça, et tout devrait rentrer dans l’ordre.

Je suis rentrée de la maternité mardi 16, et depuis, on profite de notre nouvelle vie à 7. En plus, Diego est en vacances également une semaine, on va donc profiter à fond de cette semaine afin de trouver nos marques et notre routine dans ce nouveau quotidien. Puis je dois dire qu’on a beaucoup de chance, Aellya est très calme, elle dort déjà 6h00 d’affilé la nuit depuis vendredi. La journée on entend quasi pas le son de sa voix, sauf quand elle a faim :). Les enfants sont très heureux d’avoir enfin leur petite sœur, ils veulent être présents pour chaque petite chose du quotidien, le bain, le changement de la couche, le biberon. Bref, nous sommes simplement des parents comblés.

Sur ces mots, je vous dis à très vite pour un nouvel article, et je vous fais des bisous.s :* :*  🙂

 

Pour marque-pages : Permaliens.

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